Dans quel monde sommes-nous ? C'est le temps des FÊTES ET DU JOUR DE L'AN. Il ne faut plus dire : NOËL, JOYEUX NOËL. Le SAPIN DE NOËL ou ARBRE DE NOËL doivent disparaître de nos décorations. Les cartes de souhaits de nos élus, de la province et du fédéral ignorent Noël. Même la publicité de ces mêmes élus dans les journaux locaux fait de même.
Faut-il se diluer pour accueillir les nouveaux arrivants ?
Faut-il abandonner nos traditions pour plaire à ces grincheux ?
Je vous invite à lire quelques textes que j'ai colligés aujourd'hui dans le journal La Presse de Montréal pour vous faire une idée que cela suscite dans la population.
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Le Webmestre
Abolissons Noël totalement
La Presse ; jeudi 21 décembre 2006 ; page A35 ; La boîte aux lettres ;
Gens du pays, il faut être logique et assumer totalement nos décisions. Puisque cela déplait à certains, le mot Noël disparaît enfin de notre vocabulaire.
- Le premier ministre souhaite de joyeuses fêtes à ses concitoyens,
- les villes ont des Arbres de la joie
- et mêmes les traditionnelles bûches de Noël Vachon sont devenues des bûches des fêtes.
Mais pourquoi s'arrêter là ? La présence même de Noël au calendrier risque d'irriter des minorités, surtout que leurs fêtes à elles n'ont pas d'incidence sur le calendrier civil. Pourquoi une journée fériée à Noël et non au Ramadan ou autres fêtes des autres religions ? Poursuivons sans relâche l'élimination de tout ce qui risque de près ou de loin de déplaire à la moindre minorité. Bientôt, nous travaillerons 364 jours par année et nous célébrerons la seule fête qui puisse faire l'unanimité, celle du 1er juillet, fête du Canada, un pays sans irritants pour quiconque, sans valeurs et sans saveur. Je vous mentionne seulement que ce jour-là, même si je suis né ici et que mes ancêtres ont bâti ce pays, je le quitterai parce qu'il sera devenu sans personnalité et sans attrait. En attendant, je persiste à vous souhaiter un Joyeux Noël et une Bonne Année.
Luc Saint-Hilaire
Salnt-Romuald
La juge a erré
La Presse ; jeudi 21 décembre 2006 ; page A35 ; La boîte aux lettres ;
La juge ontarienne qui a interdit le sapin de Noël dans un édifice public a
complètement erré. En 2006, le sapin n'est plus un symbole religieux depuis belle lurette. Il représente la fête des commerçants, la course aux cadeaux, les repas trop copieux arrosés de Maalox et les mononcles malades de boisson qui appellent Nez Rouge. Rien à voir avec la célébration de la naissance du Fils de Dieu. Ce n'est pas un représentant d'une autre religion qui aurait dû demander le retrait du sapin de Noël, mais plutôt les tenants de la simplicité volontaire !
Michelle Leduc
Longueuil
Non à Noël
Afin de protéger la susceptibilité de tous ceux qui souffrent en entendant le mot Noël, je suggère de faire disparaître cette fête. Ça fera plaisir à beaucoup de nonde. À monsieur Visa qui se sent forcé de nous prêter de l'argent, aux commerçants, même juifs et musulmans, qui doivent ouvrir leurs boutiques le soir en décembre, même le vendredi, à Lucien Bouchard car tout le monde travaillera le 25 décembre, à Richard Desjardins qui offrira nos sapins en cadeau à la forêt boréale, aux prêtres catholiques âgés qui doivent se coucher tard après la messe de minuit en plus de devoir biner tôt le matin, à monsieur « REER » qui récupérera une bonne partie des milliards de dollars dépensés inutilement en cadeaux qui nous permettent une fois par année de dire je t'aime à nos amis, aux politiciens qui peinent à trouver un synonyme au mot Noël et aux épouses éplorées
qui n'aiment pas les parties de bureau qui durent trois jours. Et que mon cousin Noël change son nom pour Léon. Joyeux rien !
Jean-Marc Lefebvre
Val-Morin
Les solstices de Patrimoine Canada
La Presse ; jeudi 21 décembre 2006 ; page A35 ; La boîte aux lettres ;
Je m'adresse à Patrimoine Canada. Je dis bien Patrimoine Canada. Accueillir l'étranger, ce n'est pas en avoir peur. Peur au point de nous soustraire
à nos propres traditions.
En Algérie ou en Chine, supprime-t-on toute référence traditionnelle parce que des Occidentaux y vivent ?
Au Mur de Jérusalem, le visiteur se fait fortement suggérer de porter une kippa - fut-elle en simple carton
- et j'ai retiré mes souliers dans la Grande Mosquée de Casablanca.
Voulons-nous rester nous-mêmes, conserver notre identité, ou nous fondre dans un magma insipide, incolore, sans saveur, sans traditions ?
Tant qu'à célébrer, plusieurs jours après la date, le solstice d'hiver à la place de Noël, pourquoi ne pas célébrer le solstice d'été le 24 juin - exit la Saint-Jean,
- remplacer Pâques par la Grande Célébration du lapin
- et faire de la Saint-Valentin la Fête du chocolat ou du sous-vêtement rouge.
Ou alors balayons tout ça et demandons à l'Organisation des Nations unies de nous concocter un calendrier universel neutre, où il y aura 365 cases avec
- comme chez la mondiale McDonald's
- l'accommodement raisonnable du jour...
Bientôt nos enfants ne comprendront plus notre calendrier ; ils n'auront plus de repères, et Patrimoine Canada s'occupera du patrimoine de qui ?
L'aplaventrisme ne constitue pas un accommodement raisonnable.
Patrice de la Brosse
Saint-Antoine-de-Tilly
Noël, une fête à part
La Presse ; jeudi 21 décembre 2006 ; page A35 ; La boîte aux lettres ;
Plus je vieillis, plus je constate que Noël demeure une fête à part. Sans doute parce qu'aucun Noël n'est pareil d'une année à l'autre. Des joyeux, des plutôt tristes, chez soi, à l'étranger, avec ou sans ses parents ou amis, des religieux, des moins religieux, des blancs, des verts, etc. Un peu de nostalgie est toujours dans l'air. Cette année encore, pour certains, Noël sera triste, pour d'autres, joyeux. Ainsi va la vie, même pour un chrétien qui est censé être toujours dans la joie et en particulier lorsque le Sauveur naît. Que cette fête de l'amour, de l'amitié, et du partage prend du temps à devenir vraie et perpétuelle ! Gardons espoir ou espérance, en dépit de tous nos manques et échecs, personnels et collectifs.
Michel Lebel
Entrelacs